Mortagne-du-Nord

Identité du village

La ville

Située entre Saint-Amand-les-Eaux et Tournai (Belgique), Mortagne-du-Nord s’étend sur 218 Hectares et compte 1633 habitants appelés Mortagnaises et Mortagnais.
Au niveau de l’intercommunalité, Mortagne-du-Nord fait partie de la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut, du département du Nord, de l’arrondissement de Valenciennes et du Canton de Saint-Amand Rive Droite.  Les communes voisines sont Flines-lez-Mortagne, Château l’Abbaye, Maulde et Thun-Saint-Amand  ainsi que la commune belge de Brunehaut.
Le code  postal associé à la ville est 59158.
Située à la frontière franco- belge, à la Confluence de la Scarpe et de l’Escaut, Mortagne-du-Nord fut jusqu’en 1993 un port fluvial important, les activités de la cité  étaient donc jusque dans les années 80 basées sur le passage et les formalités de dédouanement  des péniches, on comptait de nombreux douaniers, employés d’entreprise de stockage et de logistique, mais aussi des commerçants  au service de cette clientèle de passage.



Histoire de la ville

On ne peut juger l’importance d’une commune à sa population. La petite ville de Mortagne-du-Nord en est un parfait exemple.
Sise à la confluence de la Scarpe et de l’Escaut, à 3 lieues de Tournai et à 4 de Valenciennes, adossée à l’actuelle frontière franco-belge, elle a eu de tous temps une position stratégique de premier ordre qui causa sa richesse, mais aussi ses malheurs en temps de guerre.
L’origine de son nom, selon certains historiens, serait celte, liée à la nature de son territoire marécageux, mais selon d’autres, Maurus, un légionnaire romain venu de Mauritanie, se serait installé dans la région et lui aurait donné son nom, Mauritania que l’on retrouve dans les textes les plus anciens, et ce durant tout le Moyen-Age.
Un château en bois y aurait été incendié par les Normands en 883. Il fut très vite remplacé en 928, par un château « des mieux fortifiés par l’art et la nature… », occupé par Roger II de Laon. Ce château sera maintes fois détruit, reconstruit jusqu’à sa destruction définitive le 8 Novembre 1918 par l’armée allemande.
La période la plus faste de la commune se situe entre 1082 et 1314, où les seigneurs, Châtelains de Tournai, Pairs de Flandre, y exerçaient « la haute et basse justice » et possédaient un vaste territoire constitué entre autres de Mortagne-du-Nord, Flines-lez-Mortagne, Maulde, Château l’Abbaye, Bruille, Laplaigne, une partie d’Hollain et d’Espain (Bléharies).
Ce territoire aux confins de la Flandre et du Hainaut provoquait bien des convoitises, en particulier du Roi de France, Philippe IV le Bel, qui s’en empara en 1314.
Dès lors la seigneurie perdit son autonomie et fut donnée en apanage à différents seigneurs proches du Roi.
Cependant en 1478, Louis XI la donne à son échanson, Guillaume de Thouars « pour lui et ses hoirs (héritiers) à venir ». Ses descendants la posséderont jusqu’à la Révolution.

Durant toute cette période, elle fut souvent sous domination étrangère : bourguignonne, espagnole, anglaise, autrichienne, avant d’être rattachée définitivement à la France par la Convention de Bruxelles de 1779.
Parmi les personnages célèbres de notre commune, il faut retenir tout d’abord Jehan Boutillier, né à Mortagne, selon certains historiens, bailli de Tournai-Mortagne.
C’est l’auteur d’un traité de droit « la Somme Rurale » et il est considéré comme le plus important jurisconsulte du XIVe siècle.
Il faut également citer les Fernig, en particulier le Général Comte Jean Louis de Fernig et ses deux sœurs Félicité et Théophile, aides de camp du Général Dumouriez et qui participèrent au sein de l’Armée du Nord aux grandes batailles de Valmy, Anderlecht, Jemmapes, Maastricht…
Au début du XXème Siècle, une zinguerie s’installa à Mortagne-du-Nord : elle fournira jusqu’à 1.7% de la production mondiale de zinc, un tiers de la production nationale.
Cette activité économique intense a permis ainsi au port fluvial d’occuper dans les années 1960, la seconde place parmi les ports fluviaux de France, derrière Strasbourg.
Ce riche passé industriel s’est malheureusement éteint avec la fermeture de la zinguerie, de l’usine de produits réfractaires Escoyez, de la disparition des frontières à l’intérieur de l’Europe, et de toute l’activité qui gravitait autour de la douane.
Mortagne-du-Nord a tenu une place considérable sur le plan économique.
Sa position stratégique au confluent Scarpe-Escaut a permis d’engendrer une activité très importante, liée à la batellerie. Un premier chantier naval est créé dès 1805, Mortagne en comptera jusqu’à trois. Les compagnons « travailleur de bateaux » jouissaient d’un privilège Royal pour exercer leur activité.

Cercle Historique et Archéologique.

Le passé industriel

Au début du XXème Siècle, une zinguerie s’installa à Mortagne-du-Nord : elle fournira jusqu’à 1.7% de la production mondiale de zinc, un tiers de la production nationale.
Cette activité économique intense a permis ainsi au port fluvial d’occuper dans les années 1960, la seconde place parmi les ports fluviaux de France, derrière Strasbourg.
Ce riche passé industriel s’est malheureusement éteint avec la fermeture de la zinguerie, de l’usine de produits réfractaires Escoyez, de la disparition des frontières à l’intérieur de l’Europe, et de toute l’activité qui gravitait autour de la douane.

Cercle Historique et Archéologique.